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Conformément à l'objectif de réduction des émissions de 40% à 45% du Canada d'ici 2030 et à l'objectif de zéro émission nette d'ici 2050, le gouvernement canadien a présenté le nouveau projet de loi sur les emplois durables, conçu pour préparer et former les travailleurs à une future économie verte. La nouvelle législation devrait obliger les futurs gouvernements à rendre des comptes sur les structures, les lignes directrices et les mécanismes de responsabilisation mis en place et en ce qui concerne le soutien aux travailleurs canadiens. [1]
Le nouveau projet de loi sur les emplois durables prévoit trois mesures clés. Tout d’abord, la création d’un conseil de partenariat qui conseillera le gouvernement sur les stratégies, les politiques et les programmes, la collecte de données, l’évaluation de l’efficacité, l’engagement des parties prenantes et le traitement des questions soumises. Le conseil sera composé d’un maximum de 15 membres, y compris des coprésidents, et sera nommé en fonction de la diversité et de l’expertise. Les membres recevront une rémunération et des indemnités, et ils seront considérés comme faisant partie de l’administration publique fédérale. Le conseil jouera également un rôle clé dans l’élaboration de politiques clés telles que le développement des secteurs de l’énergie éolienne et solaire pour soutenir la croissance des emplois durables et assurer une bonne coordination entre les différentes parties prenantes.
Le Canada étant le quatrième producteur mondial de pétrole et le sixième producteur mondial de gaz naturel, le nouveau projet de loi devrait attirer des investissements importants et créer une main-d'œuvre qualifiée dans le secteur de l'énergie. L'Association canadienne des énergies renouvelables (CanREA) prévoit que la croissance des secteurs de l'énergie éolienne et solaire au Canada permettra de répondre à l'afflux attendu de travailleurs qualifiés dans le domaine de l'énergie durable. En 2022, ces secteurs ont connu une croissance substantielle, ce qui a permis au Canada d'installer une capacité de production d'énergie éolienne et solaire de plus de 19 GW à l'échelle des services publics, avec 1,8 GW ajouté la même année. [2]
Deuxièmement, dans le cadre du nouveau projet de loi sur les emplois durables, la mise en œuvre d’un plan d’action obligera le gouvernement canadien à publier un plan d’action tous les cinq ans. [3] Le plan vise à faciliter la croissance économique, à créer des emplois durables et à soutenir les travailleurs et les collectivités dans leur transition vers une économie à bilan carbone nul. Le contenu du plan comprend la description des stratégies et des mesures à mettre en œuvre par le gouvernement fédéral, les ministres désignés et les autres ministres fédéraux concernés au cours des cinq prochaines années.
Le plan comprendra également des étapes clés pour les entités fédérales et décrira la manière dont les mesures seront mises en œuvre, tout en fournissant un résumé des données disponibles liées à la croissance économique et au marché du travail dans une économie à bilan carbone nul. Les plans d'action serviront de feuille de route pour atteindre les objectifs du gouvernement dans ce domaine. [4]
Troisièmement, la création d'un secrétariat pour l'emploi durable garantira la cohérence des politiques menées par les différents ministères fédéraux. Cette coordination s'étend aux niveaux national et régional, en mettant l'accent sur des domaines tels que le développement des compétences, le marché du travail, les droits des travailleurs, le développement économique et la réduction des émissions. Le secrétariat jouera également un rôle fonctionnel en contribuant à la préparation des plans d'action pour l'emploi durable et en surveillant les progrès accomplis vers la réalisation de leurs objectifs. [4]
Dans un contexte économique mondial en constante évolution, il est essentiel que les travailleurs canadiens aient accès aux ressources et au soutien nécessaires pour occuper des emplois dans le secteur vert. Les possibilités d’investissement dans des actifs axés sur un avenir à zéro émission nette se chiffrent en milliers de milliards de dollars. Le Canada possède à la fois les ressources naturelles et la main-d’œuvre qualifiée nécessaires pour tirer parti de ces possibilités.
Pour concrétiser les nouveaux projets mis en œuvre dans le cadre du plan pour des emplois durables, une collaboration efficace entre les gouvernements, les partenaires syndicaux et les industries sera essentielle pour soutenir les travailleurs canadiens dans toutes les régions. Les tables régionales sur l’énergie et les ressources constituent à elles seules une plateforme efficace pour que le gouvernement puisse dialoguer avec ses partenaires provinciaux et territoriaux, en mettant l’accent sur les possibilités économiques dans tout le Canada. [5]
Faiblesses du projet de loi.
Le projet de loi sur les emplois durables reconnaît également l’importance de créer des opportunités d’emploi pour les groupes sous-représentés sur le marché du travail. Il reconnaît les droits des communautés marginalisées, telles que les femmes, les personnes handicapées et les populations autochtones. Cependant, si ces mentions de l’inclusion des multiples parties prenantes constituent un pas dans la bonne direction, il existe des domaines à améliorer.
L’absence d’un plan clair de mise en œuvre des droits des peuples autochtones, notamment le droit au consentement libre, préalable et éclairé concernant les projets sur leurs territoires, constitue une préoccupation majeure. Cette exclusion de certaines informations dans le projet de loi porte atteinte à l’alignement avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et le « Plan pour des emplois durables ». Le Canada étant un pays ethniquement diversifié, il est important que les communautés autochtones soient représentées et que leur participation soit incluse dans les processus décisionnels.
En fait, à mesure que l’importance des questions autochtones au Canada continue de croître, on discute de plus en plus de la manière dont les questions autochtones peuvent être intégrées aux normes et aux notations ESG.
En règle générale, les cadres ESG ont été développés pour évaluer des facteurs tels que les émissions de gaz à effet de serre ou la diversité. Dans le cas des questions autochtones, de nombreux aspects de la gestion des questions autochtones par une entreprise sont axés sur les relations et la qualité, et donc difficiles à mesurer au moyen d'un cadre de notation ESG classique. En outre, la mise en œuvre de services de solutions ESG capables de suivre et de surveiller avec précision différentes mesures et de partager des données et des informations au sein d'une organisation, d'une institution ou d'une entreprise pourrait contribuer de manière significative à l'inclusion des peuples autochtones. [6]
Il est donc essentiel que le projet de loi sur les emplois durables envisage une collaboration significative avec les parties prenantes telles que les peuples autochtones du Canada. Cela garantira une relation plus durable, significative et inclusive dans la transition du Canada vers l'énergie verte.
Une autre faiblesse notable du projet de loi réside dans son manque d’ambition et de cibles concrètes en matière de transformation sociale et économique et de réduction des émissions. Sans objectifs clairs, le projet de loi risque de perpétuer l’approche habituelle qui a contribué à la crise environnementale actuelle. Il est donc essentiel de fixer des objectifs ambitieux qui favorisent la transformation nécessaire et fournissent une feuille de route pour parvenir à la durabilité. [7]
En outre, bien que le projet de loi exprime son soutien à la création d’emplois bien rémunérés et de qualité et à la protection des droits des travailleurs, il ne fournit pas de plan clair pour la transition économique dans l’économie post-carbone. Cette absence soulève des questions sur la manière et le moment où la création d’emplois se produira. Une stratégie globale est essentielle pour assurer la création rapide et juste d’emplois durables. [7]
Dans l’ensemble, le projet de loi sur les emplois durables jette les bases de la transition du Canada vers une économie à zéro émission nette de carbone d’ici 2050. Toutefois, il est important qu’en plus des nouveaux développements mis en œuvre, il aborde les domaines de préoccupation tels que la garantie de l’inclusion de toutes les parties prenantes impliquées dans les projets à venir.
Sources d'information
https://www.ebmag.com/canadas-wind-and-solar-energy-sectors-grew-significantly-in-2022/
https://www.parl.ca/DocumentViewer/en/44-1/bill/C-50/first-reading
https://www.canada.ca/en/services/jobs/training/initiatives/sustainable-jobs/plan.html
https://canadians.org/analysis/sustainable-jobs-bill-shows-us-we-need-to-ramp-up-our-organizing/
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